N°599 - 14 Novembre 2008
Accueil | Contact | Abonnement | Pub | Archives


  Editorial
  Actualité
  Finances & Entreprises
  Chroniques
  Economie
  Automobile
  Société & Culture
  Sport
  Numéro précédent


N°599 - 14 Novembre 2008


 

Sommet mondial sur la société de l'information

Femmes et médias

Vaincre l'image stéréotypée


Sexywomen.com, bellesfemmes.fr ou encore hotwomen.com, ces noms choisis au hasard ont beaucoup de chances de mener vers des sites pornographiques. L'internet ne sert-il qu'à dégrader l'image de la femme? Pourtant, tout le monde attend des nouveaux médias qu'ils apportent une contribution historique à la promotion de la femme.

Selon womenwatch, le site Internet donnant accès aux informations des Nations Unies sur la promotion et l'autonomisation de la femme, "les médias ne fournissent pas une représentation équilibrée de la diversité de la vie des femmes et de leur contribution à la société". Ce constat tient au fait que les produits des médias dégradent souvent les femmes. En effet, pornographie et violence en sont les thèmes centraux, si la femme n'est pas prise pour simple objet publicitaire ou d'apparat.

Dès 1995, le sommet de Pékin sur les femmes avait pourtant dénoncé le phénomène. Il s'élevait contre la diffusion continuelle d'images négatives et dégradantes des femmes. De même qu'il s'indignait devant l'inégalité entre les hommes et les femmes face à l'accès aux technologies de l'information. Dès lors, le plan d'action proposait un certain nombre de solutions. Il s'agit d'abord de promouvoir l'autonomisation des femmes en développant leurs compétences techniques et leurs connaissances. Ensuite, il fallait leur donner les moyens de lutter contre les images négatives d'elles mêmes. Or, il n'y a pas d'autre manière de procéder que d'améliorer leur accès aux technologies de l'information.

Naturellement, il s'agit d'adopter une démarche soucieuse d'équité entre les sexes dans tous les programmes et politiques. Du moins, c'est la proposition de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies. En somme, seule une prise de conscience peut promouvoir une image non stéréotypée des femmes et créer un environnement favorable aux réseaux médiatiques féminins.

La tâche ne devrait pas être aussi difficile que cela n'y paraît. Car, l'expérience a montré que les femmes sont de plus en plus nombreuses à accéder à l'informatique et à l'Internet. Bien entendu, ce constat est à relativiser. Il est fonction de la situation de la femme dans chaque pays. Le clivage Nord-Sud est à prendre comme élément déterminant.

N'empêche qu'en 1993, on estimait à 8,1 millions le nombre de femmes internautes de par le monde. En 1998, ce chiffre était passé à 30,1 millions et, selon les estimations, il devrait atteindre 70 millions en 2004. Cependant, bien qu'en l'espace de 10 ans, le nombre ait été multiplié par 9, il reste trop faible par rapport aux centaines de millions d'internautes de par le monde.

Il reste que les évolutions concrètes ont été constatées, pendant cette période. La vulgarisation du courrier électronique a permis aux femmes de s'organiser et de se mobiliser de manière plus efficace. Plusieurs exemples sont à citer.

En Afrique, le réseau d'information sur les femmes en Afrique (GAIN) a permis de franchir un pas important. Il offre un espace pour la création de réseaux électroniques permettant d'échanger des informations et des données. De même, il fait connaître les activités mises en œuvre sur les questions relatives à l'égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans toute l'Afrique.

En Asie un rôle similaire est joué par le service Asian women's ressource exchange. Il s'agit d'un service d'informations sur Internet et un réseau établi à l'intention des femmes d'Asie. Il s'efforce ainsi d'établir des approches fondées sur la coopération et des partenariats en facilitant l'accès aux nouvelles technologies afin de favoriser l'autonomisation de la femme.

En Europe, AVIVA, un magazine publié sur la toile géré par un groupe international de femmes établi à Londres, fait office de site d'accueil pour des groupes de femmes et présente des listes de services mondiaux à leur intention.

WomenWatch a été lancé en mars 1997. En 1999, des groupes de travail en ligne ont été organisés sur les domaines critiques déterminés par le Programme d'action de Beijing. Ils mettent l'accent sur les bonnes pratiques et les leçons à tirer. D'ailleurs, les conclusions de ces groupes de travail seront intégrées dans l'examen quinquennal de Pékin. WomenWatch compte en moyenne plus de 10.000 accès par mois.

Bien qu'il faille relativiser le succès, force est de constater que la femme continue de s'affirmer sur la toile. Il reste que l'image stéréotypée de la femme continue de dominer sur le réseau des réseaux. Des campagnes ciblées sont plus que jamais nécessaires pour promouvoir une représentation équilibrée et non stéréotypée des femmes. Il faut aussi inclure une approche soucieuse d'équité entre les sexes dans la formation des professionnels des médias.




SMSI. Marrakech
 Edito
 SMSI Tunis 2005
 SMSI Genève
 SMSI Marrakech
 Entretien
 La facture numérique
 Cap sur Tunis
 GTGI
 Femmes et médias
 Les NTIC en Tunisie
 Schéma du processus

 Tour des Habous 13ème
 Avenue des F.A.R - Casablanca
 Maroc
Tél.: + (212) 22 54 81 50 à 52
Fax : + (212) 22 31 80 94
E-mail : info@lagazettedumaroc.com
© 2002-2004 Tous droits réservés