| Journée nationale de la musique : A cœur ouvert
Benhamed Mohammadi
21 Mai 2007
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C’est avec brio que les partenaires de l’évènement, le CNM (Comité National de la Musique) et l’Association Bouregreg ont célébré, le lundi 7 mai, la Journée Nationale de la Musique sous le slogan «A cœur ouvert». Témoignages, hommages, soirées musicales et danse étaient à l’honneur au Club scientifique de l’ONG, fondé par feu Mohamed Aouad, président fondateur.
L’activisme du président fondateur du CNM, l’artiste musicien et compositeur Hassan Megri, du fameux groupe du même nom, dont les refrains ont longtemps été murmurés sur toutes les lèvres, a créé une effervescence bon enfant, dans cette manifestation marquante. Non sans apporter sa signature personnelle, en chantant deux de ses compositions, qui ont mis beaucoup de chaleur et d’animation au club Slaoui. Ces airs ont ravi les personnalités présentes, dont nous citerons Ahmed Ryane, époux de la non moins connue Badiâ Ryane, le nouveau Directeur du Théâtre national Mohammed V de la capitale, les artistes venus nombreux dont, Moulay Hafid Alaoui, président du Syndicat des professions musicales. Tous les hommages rendus et témoignages apportés, ont salué l’initiative louable des organisateurs.
A l’instar de Noureddine Nejd, professeur de musique, qui a formé plusieurs générations de nos talents et vedettes actuelles, et Abdelouahad Titouani, célèbre chanteur-auteur-compositeur et tant d’autres encore. Sans oublier les hommages appuyés des responsables de tous les syndicats et associations musicales marocaines.
Il faut rappeler que l’Association Bouregreg, créée à l’initiative des femmes et des hommes natifs de la ville des corsaires, décidés à s’investir dans l’action militante au service de son développement et de sa promotion, est active, outre les domaines de solidarité sociale et éducatifs, dans le créneau des arts.
En effet, l’ONG Slaouie multiplie les actions de promotion des jeunes talents, dans les domaines du théâtre et artistique. Elle a surtout contribué à faire connaître les richesses de la cité, plus que millénaire, à travers le Melhoun, la Sira Nabaouia, les «Amdahs» et le festival de la musique andalouse, faisant l’objet d’une manifestation annuelle, dédiée à chacune d’entre elles.
Pour restituer une genèse sommaire de la musique dans le Royaume, celle-ci est généralement constituée de quatre grands courants ou familles artistiques, qui sont identifiées à la musique arabe. Chacun de ces ensembles est aussi subdivisés en tendances distinctives, où la musique arabe moderne, la musique arabe populaire propre, attachée aux différentes régions du terroir, le classique arabo-andalou et, en dernier lieu, le Raï de la région de l’Oriental marocain et de l’Oranie algérienne. La musique amazighe (berbère) est également divisée en diverses contrées du Royaume, chantant en amazighe, tachelhit, tarifit et soussi, dans ses deux registres moderne et traditionnel.
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