Le Festival du cinéma national que la ville du détroit a accueilli il y a prés de trois semaines aura été une belle occasion de rendre hommage aux pionniers du cinéma national. En témoigne notamment la présentation de l‘un des tous premiers longs métrages tournés au Maroc dés l’aube de l’indépendance en 1956. « Brahim ou le collier des beignets » une projection qui a coïncidé avec la cérémonie en hommage à l’un des acteurs marocains ayant assumé les tous premiers rôles de cette production en l’occurrence Hassan Skalli. Qui avait déjà été fêté en plusieurs occasions notamment à Fès avec Mohamed Hassan El Joundi , à Casablanca Ben M’sik , à SAFI en marge du Festival du Cinéma francophone et tout récemment encore à Kénitra à l’initiative du ciné –club local.
L’hommage à Hassan Skalli à Tanger a coïncidé cette fois avec l’œuvre tournée au Maroc en 1957 par le célèbre réalisateur français Michel Galabru. A cette époque déjà ce long métrage était en compétition au festival international de Berlin dans l’ancienne Allemagne fédérale. Hassan Skalli y avait participé avec une pléiade d’acteurs marocains don,t nous citerons notamment feux Larbi Doghmi , Mohamed Hammad El Azrak , Abderrazak Hakam, en plus de la regrettée Latifa Kamal qui n’est autre que la défunte épouse de Hassan Skalli .
Tayeb Saddiki, Zaki El Houari, l’ancien speaker de la Radio Ahmed Riffi et bien évidemment Hassan Skalli sont les seuls survivants parmi les artistes marocains ayant participé à cette production.
Pour Hassan Skalli , « Cette cérémonie d’hommage programmée lors de ce festival organisé dans la foulée de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance a incontestablement un caractère purement nationaliste et patriotique ». Cette œuvre que peu de marocains ont eu l’occasion de voire et d’apprécier ,mérite amplement la meilleure diffusion possible notamment dans les universités marocaines et dans les autres manifestations artistiques organisées à travers le pays.
Tout en remerciant tous ceux qui se sont associés à cette nouvelle cérémonie d’Hommage, Hassan Skalli estime que « le plus important est que les jeunes générations aient la possibilité de voir et de revoir cette œuvre marocaine pionnière. »
Espérons, en tous cas , que son appel trouvera un échos auprès des organisateurs de ces festival et manifestations et des acteurs de l’industrie cinématographiquement en général.