La police judiciaire de Berrechid vient de déférer un homme devant le procureur général de Settat pour meurtre. L’homme s’est rendu lui-même au commissariat de police pour avouer son forfait. La gendarmerie royale de Jemâat Riah, dont dépend la compétence territoriale, a auditionné l’accusé qui a déclaré que sa nièce, âgée de sept ans, criait à son retour de l’école. Elle jouait aussi en faisant du grabuge, ce qui ne lui a pas plu. La petite, sommée de se taire, a traité son oncle de fou. Celui-ci a pris un couteau et l’a égorgée puis s’est endormi à ses côtés, la laissant baigner dans son sang. Aucun regret, aucun remord. L’homme ronflait même.
Lorsque la maman est arrivée, une vieille dame, elle a constaté la boucherie et l’a réveillé. A la vue du sang, il s’est rendu compte qu’il était l’auteur du meurtre. C’est ainsi qu’il s’est habillé et dirigé vers le commissariat de police. Une police qui n’était pas compétente territorialement. La mère a, par la suite, fourni aux policiers et aux gendarmes, des certificats médicaux attestant de sa maladie mentale, mais le substitut du Procureur général l’a mis sous mandat de dépôt. L’examen du dossier conduirait probablement l’accusé vers l’asile psychiatrique de Berrechid si le juge d’instruction prenait en considération les certificats médicaux.