N°529 - 16 Juin 2007
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N°529 - 16 Juin 2007
 



 

 




FES - MEKNES

Jaouad Rami
16 Juin 2007

Séminaire International
Ibn Al Khatib et le dialogue
des civilisations


Dans le cadre de la célébration de la ville de Fès, capitale de la culture musulmane durant l’année 2007, un important Séminaire International sur «Ibn Al Khatib et le Dialogue des Civilisations a eu lieu durant deux journées fort enrichissantes, soit mercredi et jeudi 1 3 et 14 juin au Complexe culturel Al Houryya. Un séminaire marqué par la présence de plusieurs personnalités et de penseurs tant arabes, qu’européens. La cérémonie d’ouverture a été marquée par des allocutions du comité organisateur qui a tenu à rappeler que ce séminaire tend à faire ressortir les idées qui ont constitué la base de la culture et des idées qui ont cimenté la civilisation andalouse. Cette Andalousie qui demeure jusqu’à aujourd’hui un carrefour de cultures et de civilisation et une source d’inspiration et de réflexion pour les générations qui se succèdent. Le dialogue des civilisations est ainsi perçu comme un moyen de rapprocher les peuples et les cultures au lieu de les confronter. Une manière de faire valoir les valeurs de la tolérance et la coexistence pacifique, face à toutes les formes d’extrémisme et de violence.



Grand sit-in à Sehb El Ouard

600 personnes, essentiellement, des habitants et des propriétaires des lots de terrains de Ain Drissi à Fès, ont organisé un imposant sit- in, dans la matinée du jeudi 14 juin dernier, au quartier de Sehb El Ouard. Ils réclament que toute la lumière soit faite concernant le cas d’une personne qui serait sur le point d’enregistrer en son nom, le lot de terrain sur lequel ils habitent et qu’il avaient acheté.
Ces habitants avaient déjà écrit un communiqué remis à la presse et surtout aux élus et aux hautes autorités de la région. Ils dénoncent l’opération dans sa forme, son contenu et la façon dont la procédure a été engagée. Le Wali de la région de Fès Boulmane avait également reçu une motion allant dans le même sens. Les habitants des lots de terrains de Ain Drissi considèrent ainsi qu’ils ont suffisamment de preuves et d’arguments à faire valoir pour démontrer qu’ils sont dans leur plein droit. Une autre lettre avait également a été adressée au premier ministre Driss Jettou, dans laquelle ils avertissent les autorités centrales, qu’une telle opération risque de porter préjudice à leurs intérêts vitaux et d’accentuer davantage leurs difficultés économiques et sociales .
Pour eux, «le propriètaire initial de ce terrain s’appelle Abdelhadi Drissi El Kaitouni et n’a rien à voir avec le prétendu propriétaire actuel et qu’il y a des résidants devenus propriétaires depuis bientôt trois décennies .
Reste maintenant à savoir si cette affaire trouverait un jour son chemin vers la justice, seule habilitée à traiter les cas litigieux, en raison de leur extrême sensibilité et leur complexité.



La mendicité et le harcèlement
irritent les Meknasis


Parmi les phénomènes qui attirent de plus en plus l’attention à Meknès et portent un sérieux préjudice à l’image même de la cité ismaélienne, notamment aux yeux des touristes, celui des hordes de mendiants et handicapés mentaux, sans compter les harceleurs, les voleurs à la tir et les agresseurs qui sillonnent la ville dans tous les sens. Grands et petits boulevards, places publiques, bus et stations de taxis, marchés, gares routières, cafés, restaurants, hôtels, mosquées et j’en, passe. Un fléau qui s’amplifie et qui irrite au plus haut point les commerçants de Meknès qui les voient défiler en grand nombre, très souvent en groupes de vieux, de femmes et d’enfants de tous les âges.
Pendant la nuit, on les retrouvera sur les principaux artères de la cité ismaëlienne, aux feux rouges des principaux carrefours. En particulier, le rond point reliant l’avenue Mohammed V à l’Avenue des FAR où les automobilistes sont à nouveau mis à rude épreuve. Mais c’est la célèbre place de Lehdhim, véritable joyaux architectural et culturel de la cité qui est finalement leur champs de prédilection, tout comme la cité de la place administrative où les campagnes d’assainissement engagés tout au long des dernières années pour tenter de juguler ce phénomène, ne semblent pas avoir donné de résultat. Le plus préoccupant, est la tendance à introduire de nouveaux types de mendicité.
Ceux qui tendent des mouchoirs, des fleurs, ceux qui vous appellent à aider «al farik» «le club de Football du quartier. Le vendredi, c’est bien évidemment, le jour idéal pour se positionner à l’intérieur, devant et tout autour des Mosquées, où les fidèles sont harcelés, pour quelques sous, mais surtout pour les plats de couscous qui arrivent par dizaines, de particuliers et d’associations caritatives. Malgré toutes les dispositions et campagnes engagées, notamment, les unités de police chargées du volet de l’assistance sociale, il semble qu’il faudrait imaginer autre chose, pour résorber ce fléau. Si une opération INDH doit mériter son nom, c’est par la mise en oeuvre d’une stratégie spécifique de lutte contre la mendicité le harcèlement et leurs corollaires : le vol à la tire et les agressions.


 

 

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