N°540 - 01 Septembre 2007
Accueil | Contact | Abonnement | Pub | Archives

 
DIGEST
S.A.R. LaLLA MERYEM SOUFFLE SA 45 ÉME BOUGIE : Une Princesse militante et engagée
CONDOLÈANCES : Décès du père de Karim Ghellab
RADIO MFM SAISS : Séminaire sur l’information
GRÈVE : Crise de boulangerie à Sebta
LÉGISLATIVES : Les candidats AMDH critiqués
ABDELBARI ZEMZAMI : Insultes contre le PJD
BLÉ : Le Maroc en manque
BYE BYE, HOLDING : Le Groupe Al Omrane fait peau neuve
PJD : Le frère d’El Othmani est gauchiste
RABAT : Sassi lance un forum de discussions
FRAUDES : Les portables interdits dans les bureaux de vote
TAOUNATE : Querelle entre les PPSistes
QUOTA : Pas de liste nationale pour le PSD
Annahj Dimocrati : Boycott des législatives 2007
MEKNÈS : Chekrouni lance son site Internet
Les notes de la gazette
Faux-citoyens : S’adapter ou disparaître ! 0/10
Kamal Nasrollah : Un brillant Conseiller d’affaires 10/10
Abdeslam Ahizoune : Un champion…mondial 10/10
Carnets politiques
Anciennes pro-progressistes ou modernistes déclarées : Elles sont candidates PJD et elles ne portent pas le foulard
BÊTISIER
Comment voter avec un couteau ?
Actualité
LÉGISLATIVES DU 7 SEPTEMBRE : La "Feuille de route" Royale
LOGISTIQUE DE L'OPÉRATION ÉLECTORALE : L'intérieur joue la transparence totale
CAMPAGNE ÉLECTORALE : Du côté des QG des partis politiques
POUR QUI VOTENT LES SYNDICATS ? : Le syndicalisme du vote !
ARGENT ILLICITE, CHANTAGE ET MAGOUILLES : Les salauds de l'urne
ÉLECTIONS LÉGESLATIVES : Une journée de campagne avec Fouad Ali-El-Himma
CIRCONSCRIPTION ÉLECTORALE SBATA BEN M'SIK : En tournée avec Karim Ghellab
En couverture
CONTRAT DU DÉFI DU MILLÉNAIRE : Un partenariat maroco-américain pour le Progrès
RENAULT-NISSAN S'IMPLANTE À TANGER-MED : Un Complexe industriel géant pour le Nord
MOYEN-ORIENT
Irak : Al-Maliki joue ses dernières cartes
DIGEST MONDE
LIBYE : Le discours attendu
PALESTINE/TUNISIE : Souha l'ingrate
ARABIE SAOUDITE : Le facteur tribal
ALGÉRIE : L'ère de Tewfic ?
EGYPTE : Messages de l'armée
Articles du numéro précédent



N°540 - 01 Septembre 2007
 



 

 




POUR QUI VOTENT LES SYNDICATS ? : Le syndicalisme du vote !

Lamine Belarbi
01 2007

Pour qui roulent les syndicats? La question autrefois faisait couler beaucoup d’encre, tant il est vrai que les patrons des centrales syndicales faisaient le chaud et le froid. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts entre politiques et syndicats.

L’homme a perdu beaucoup de son entrain. La maladie, la traversée du désert entamée depuis le début du troisième millénaire, entre autres contretemps, ont eu raison de sa boulimie discursive et de sa ferveur. Pourtant, Mohamed Amaoui, le chef tonitruant fait campagne pour les siens. Il a été à Ouarzazat et ailleurs pour prêcher la parole de la gauche radicale. Sa centrale, la confédération démocratique du travail a pris clairement et publiquement parti du Rassemblement de la gauche démocratique, le RGD, dont les militants constituent et la direction et les cadres moyens.
Mohamed Noubir Amaoui et la CDT ne sont pas les seuls syndicats à mettre la main ouvrière dans la patte politique. Mahjoub Ben Seddik, le plus vieux leader syndical du pays, ne fait pas un secret de son soutien aux candidats du PPS. Toujours fidèle à la centrale UMT, le parti de Moulay Ismail Alaoui est ainsi récompensé d’un soutien dont il aura crûment besoin. Et si Amaoui se contente de soutenir les siens, Mahjoub Ben Seddique les «siens des autres» Abderrahmane Azzouzi, le chef de file de la récente FDT, née effectivement d’une scission de la CDT de Amaoui, lui entre en lice pour briguer un siège à Mohammedia. Député sortant, il a déjà été le maire de la ville des roses au temps où lui et Amaoui siégeaient au sein du Bureau exécutif de la CDT!

Candidat

Membre du conseil national du parti, Abderrahmane Azzouzi est fort d’une longue expérience politique. Il figure parmi les «hommes qui comptent» selon l’expression d’un jeune socialiste et camarade du conseil national. Il est à noter, cependant, que l’aile syndicale de l’USFP, n’a su imposer qu’une minorité parmi les candidats. Fini le temps du fifty–fifty avec Amaoui et Cie ? En tout cas, le parti socialiste semble amorcer une longue purge, dans ce sens là ! De l’autre côté, Mohamed Yatim, le syndicaliste barbu de l’Union nationale des travailleurs du Maroc, UNTM, affilié au PJD bataille pour un siège au nom de son parti ! Déjà idéologue de la mouvance islamiste participationniste, il mène le syndicat, en éclaireur idéologique également !
Qu’il soit islamiste ou de gauche, social-démocrate ou simplement ouvrier, le syndicalisme marocain est resté immanquablement imprégné par ses origines. Et elles sont françaises. Effectivement, contrairement au syndicalisme allemand, interdit d’expression politique, celui français «a un positionnement très politique, qui le conduit à affaiblir considérablement la marge de manoeuvre des partis de gauche», selon l’expert des syndicats européens, Peter Jansen. En ce sens, les syndicats font de plus en plus de la politique. «C’est l’avènement du syndipolisme». Pour la petite histoire : lors des dernières élections législatives, les syndicalistes partisans de Amaoui ont fait imploser le premier parti de gauche, l’USFP. Lors du sixième congrès tenu en 2001, à quelques encablures des échéances 2002, l’aile syndicaliste a quitté le navire socialiste en constituant le CNI, Congrés national ittihadi. Un parti au service du syndicat qui n’a obtenu qu’un seul siège ! Pourtant, nombreux sont ceux qui s’accordent à dire que si le CNI est sorti vaincu, lamentablement vaincu, il a par ailleurs infligé à l’union socialiste de Abderrahmane Youssoufi, à l’époque patron des socialistes, une perte sans appel. Aujourd’hui, on évalue les pertes à quelques 20 sièges.

Force ouvrière

Enorme, mais surtout un nombre qui aurait avantagé le parti de Youssoufi dans sa course contre la montre de l’Istiqlal pour la primature. Du passé? Une chose est sûre : le spectre de amaouisme hantera pour longtemps le parti de Mohamed Elyazghi !
Pour longtemps, également, l’UNMT, servira de bras séculier du mouvement islamiste et de courroie de transmission pour ses membres, aussi bien pour nourrir la contestation contre le gouvernement, en deçà du seuil requis pour l’instant que pour faire campagne pour les candidats du PJD.
Il n’en demeure pas moins que le vrai «syndicat» pour le PJD est le MUR, le Mouvement unification et réforme, mené par Mohamed Haddaoui, exclusivement chargé du mouvement. Le Mur est effectivement pour le PJD, ce que le syndicat est pour un parti travailliste : une armée forgeresse et un espace de formation de terrain !


 

 

La Gazette du Maroc
Sondage
Le Maroc en 2006 ?
Sur la bonne voie
Peu de changements
Le pays est en régression

 Tour des Habous 13ème
 Avenue des F.A.R - Casablanca
 Maroc
Tél.: + (212) 22 54 81 50 à 52
Fax : + (212) 22 31 80 94
E-mail : info@lagazettedumaroc.com
© 2002-2004 Tous droits réservés