La sortie, dernièrement, d’André Azoulay au séminaire organisé par le CCDH au bénéfice de nos MRE, préparant le terrain à la création de leur futur Conseil supérieur, avait des relents d’une époque «nostalgique» que le Maroc polyethnique, plurilingue et multiconfessionnel, a dépassé depuis longtemps. Sauf pour le Conseiller du Souverain qui s’est attardé sur la critique de certaines «différenciations» en regardant dans le rétroviseur des 40 dernières années et jusqu’à aujourd’hui, que des «incompréhensions» continuent à opposer les communautés juives et musulmanes dans notre pays. Surtout lorsqu’il affirma que «neuf enfants musulmans marocains sur dix n’ont encore jamais vu physiquement un enfant juif». Et ce, même au plus fort des crises cycliques israélo-palestiniennes, que tout marocain considère comme un conflit politique entre les Arabes et le sionisme mondial, et non pas du tout comme une guerre qu’on veut absolument ramener à une chimérique dimension confessionnelle. Qu’Azoulay se rassure, et Ahmed Boukous, recteur de l’IRCAM, le lui a magistralement rappelé, «la Marocanité doit être le paramètre fédérateur».