La hausse maintenue de l’euro, la chute continue
du $ et la plongée d’environ 10% du prix du baril ont troublé les centres de décision en Algérie. Une cellule de crise a été mise en place le week-end dernier pour réviser les comptes et remettre les pendules à l’heure après les nombreux engagements pris ces derniers mois, notamment dans les domaines de la course à l’armement et la signature de dizaines de contrats d’importation. Les fluctuations intervenues sur ces trois principaux facteurs dont l’économie algérienne dépend à plus de 95% auront, selon les experts auprès des banques d’affaires européennes, des répercussions néfastes sur tous les projets qui devraient être annoncés au début de cette année. Dans ce contexte, on apprend que cette cellule de crise a demandé au ministre des Finances, Abdellatif Benachenhou, qui participera le 14 décembre 2004 à une conférence au CFCE (Centre français du commerce extérieur) à Paris, d’être très réservé en s’abstenant de donner trop de détails, et de se focaliser sur la promotion du programme de privatisation.