En dépit des menaces indirectes reçues par divers messagers ces dernières semaines , dont entre autres, celui du président égyptien Hosni Moubarak, les Syriens ont renforcé leurs liaisons avec les Irakiens. Pis, ils ont coordonné leurs actions plus que jamais, à tous les niveaux et dans toutes les instances. A commencer par le sommet arabe, passant par le sommet islamique et dernièrement par le blocage de la délégation arabe qui devra se rendre à Bagdad. De plus, Damas a réussi après des négociations marathoniennes avec Téhéran à convaincre cette dernière d’autoriser les islamistes chiites irakiens à prendre leurs distances avec les Américains et à inciter le Hezbollah et autres organisations islamiques de publier des fatwas appelant à combattre les soldats américains partout en terre d’Islam. Ainsi, Cheikh Hassan Nasrallah a appelé, dans son discours adressé la semaine dernière à une foule de manifestants de plus de 200 mille personnes, de se préparer à combattre les ennemis de l’Islam et de défendre ses territoires par tous les moyens. Au même moment, la Syrie a autorisé des volontaires libanais, jordaniens, syriens, palestiniens et même égyptiens à se rendre en Irak pour rejoindre les camps des kamikazes. La récente réconciliation définitive du régime syrien avec l’organisation des Frères musulmans, et la visite secrète de deux de ses leaders égyptiens à Damas, a beaucoup contrarié les autorités égyptiennes.