Le général Omar Sulaïman, patron des services de renseignements de l’armée égyptienne, est rentré bredouille jeudi dernier de Ramallah. Le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a refusé de trancher sur l’arrêt des attaques contre les soldats israéliens qui occupent actuellement les villes de Cisjordanie, tuent et humilient les civils. Par contre, Abou Ammar a promis au messager du président Moubarak de négocier avec Hamas, le Djihad Islamique et Fath Al-Tanzim en vue de geler les opérations contre les colons juifs. Mais il a lié cette éventualité au changement du comportement agressif de ces derniers, notamment dans la ville d’Al-Khalil. Ce qui s’est avéré, vingt quatre heures plus tard, être impossible. D’où la grande opération de vendredi soir qui a coûté la vie à 12 Israéliens dont 9 militaires et trois colons. Par ailleurs, Arafat a fait savoir au général Sulaïman qu’il n’était pas prêt à jouer la carte de Sharon dans les prochaines élections législatives.