Moi, Mohamed Ziane, je suis deux fois plus honnête que 30 millions de Marocains !
Omar Rifi
09 Mai 2005
Mohamed Ziane
Qui dira sa fierté de vivre parmi une trentaine de millions d’indigènes, de rapaces, d’aigrefins et des sous-fifres de la racaille humaine, de pouvoir supporter sans férir certes, l’indigence des indigènes pestiférés qui vous collent à la peau comme une guigne, ces Marocains qui volent comme ils respirent ? Le Général Juin ? Ah non. Vous êtes à côté de la plaque. Et c’est évident, vous êtes Marocains ou Marocaines. Jean-Marie Le Pen, sans doute ? Alors là vous donnez la preuve que vous êtes bien les sous-doués dont il est question. Et sachez bien que J.M Le Pen ne connaît pas un traître mot de votre idiome. La darija des voleurs des vieilles Casbahs et autre Jamâa El Fna. Qui est donc ce superman qui daigne encore vivre avec les attardés que nous sommes. Lui, le seul. L’unique Ziane. Oui le maître de la grande loge à côté du Seigneur. Juste à droite, mieux que les anges. C’est bien lui qui a mis sur les colonnes d’ " Al Jareeda Alukhra ", les Marocains au défi. Vous êtes tous, vous les 30 millions de "salauds", mis au défi.
" Je défie les 30 millions de Marocains (et Marocaines aussi) de n’atteindre ne serait-ce que 50 % de mon honnêteté ". Tous les Marocains ? Je vous dis tous. Sans exception. Vous tous, vous ne faites même pas la moitié de Maître Ziane. Et pour faire Ziane entier ? Alors là, il faut bien que Ahmed Lahlimi vous trouve des lits (de cons sans erreurs d’orthographe) pour vous multiplier par deux ! Un biologiste ou un gynéco -pourvu qu’il ne soit pas lui aussi Marocain- vous dira que c’est une fécondation qu’il vous faut pour doubler la mise. Voilà, 60 millions de Marocains pour le prix d’un. Non rechargeable. Profitez-en donc !
En attendant de réaliser ce que vous allez perdre, chères petites bestioles, en restant des simples petits "morros", khal arras, je vous conseille de ne jamais parler d’argent. L’argent, c’est bête. Mais c’est vos dirhams qui, une fois dans les poches du gouvernement, le font sortir hors de ses gonds. C’est que son intelligence ne fonctionne à plein régime que sous l’impulsion du désir de mépriser l’argent. Jugez-en: "J’ai dépensé beaucoup d’argent, et qui dépasse de loin le mandat qu’ils me donnaient en tant que ministre !" Des pacotilles, et " Mohamed Kabbaj, à l’époque ministre des Finances ne m’en a rien filé jusqu’à nos jours ! " Combien ? : " 50 mille dirhams". Rien que ça ! Mais largement suffisant pour vous métamorphoser, à l’instar de Gregory Samsa de Joseph Kafka, en des vermines peinant à se hisser aux rangs d’être humains dignes de l’illustre, le divin, l’incorruptible bipède. Cruel, Ziane ? Que nenni.
Détrompez-vous, il vous donne une chance pour recouvrer votre humanité. Oui, faute de procréation assidue à même de multiplier votre nombre, vous pouvez toujours lui rembourser son dû. Auquel cas, le Manitou vous exorcisera ! Vous n’avez que l’embarras du choix : Dans le premier cas, votre salut, c’est l’intelligence en… rut ! Dans le second; c’est l’intelligence dans les poches de Ziane. La folie des grandeurs, en fin de compte, fera bon ménage avec la fantaisie. Le chef du Parti marocain libéral (PLM, pour les plus doués parmi vous, donc aucun) a déjà un certificat ISO 9002 pour ce qu’il avance. Le " parti est le seul qui a fait face aux résolutions du Parlement européen ". Conclusion de Ziane : " c’est là une reconnaissance internationale ! " Nous y voilà, donc. Ziane est mondialement reconnu : c’est donc un Etat ! Un pays où lui seul fait 30 millions, euh ! 60 millions d’habitants ! Et bonjour, l’Etat- encensoir ! En cela, Ziane est presque une marque.
S’il est encore Marocain, à lui seul, alors que 60 millions d’âmes ne font qu’un seul individu, c’est que sa marque est… contrefaîte.