N°389 - 11 Octobre 2004
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Pompiers de CasaVeuillez rappeler ultérieurement…0/10
Taoufik Hjira Quelle maîtrise du secteur habitat ! 10/10
Espagne Les pendules à l’heure 4/10
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Un député du PP remis à sa placeUn député du PP remis à sa place
L’Université américaine à la rescousse
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Paris voit du côté de Rabat
La petite intifada marocaine
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La maison partagée
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Le marteau et l’enclume
Maroc - E.A.U
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Il s’appelle Ismaïl Caruso
ENVIRONNEMENT
870 tonnes de pesticides périmés au Maroc
Articles du numéro précédent



N°389 - 11 Octobre 2004
 



 

 




La maison partagée

Omar Rifi
11 Octobre 2004

Les socialistes marocains et espagnols à Tanger

Pour Mohamed Elyazghi, la construction du port Tanger- Méditerranée sera aussi au service du peuple espagnol. Il a expliqué que “la circulation des marchandises de par le monde fera de l’Espagne un pôle important qui bénéficiera de la position stratégique de ce port” . Le ministre ajoute “que le port d’Algésiras n’est pas suffisant pour satisfaire et accueillir le flux commercial engendré par le développement économique de l’Espagne”

L’allocution de Mohamed Elyazghi devant les responsables espagnols du Parti socialiste ouvrierespagnol(PSOE) qui ont participé au colloque a trouvé certainement un écho qui sera relayé par tous les socialistes espagnols qui sont les alliés du parti socialiste marocain (USFP).
Le colloque décliné sous le thème “Développement de la rive méditerranéenne” a permis de
voir combien le développement et la coopération avec l’Union européenne n’était pas exclusif au Maroc.
Dans la foulée, le colloque était une occasion de vérifier
la vision bilatérale
et partagée de la coopération entre deux partis qui ont la même assise idéologique et les mêmes valeurs. Les deux partis socialistes sont d’un autre côté, aujourd’hui, au cœur de l’histoire de leurs pays dans ce qu’il est convenu d’appeler la transition démocratique. Sans oublier que les deux partis amis sont aussi tributaires de la politique intérieure de leurs gouvernements et des relations entre les deux pays voisins. Une concordance de points de vue et de visions politiques qui ont culminé en 2001 par la signature d’un accord historique entre l’USFP (l’Union socialiste des forces populaires) et le PSOE. Il faut aussi rappeler que le rapprochement entre les deux partis vient après la réunion du comité central du PSOE qui a décidé le 1er septembre 2004 de renforcer les liens avec son homologue marocain par le biais d’un comité permanent de coopération bilatérale.
Dans cette longue amitié entre les deux partis, les rapports dictés par la politique de chaque pays influaient beaucoup sur la vie des deux partis. Mais l’un des participants, José Molina, a précisé que “malgré tout, il y a toujours eu des positions solides” entre les deux ténors de la politique des deux pays. Les allusions aux problèmes et aux vagues de nuages traversés par les deux pays sont claires : les pressions vécues par le président socialiste de
la communauté andalouse, Chavez, les dérives de la politique de José Maria Aznar et la fin de la brouille avec l’avènement du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero qui a su redonner de la force aux relations entre deux pays qui ne peuvent pas se passer l’un de l’autre.
Un début... de pérennité
Dans les faits, le changement de cap dans la politique espagnole à l’égard de son voisin du Sud s’est très vite révélé au monde. C’était au lendemain de la passation de pouvoirs entre PP et PSOE. La visite de Zapatero au Maroc aura été le déclic qui a amorcé une nouvelle donne. C’est la question du Sahara marocain qui donne une nouvelle dimension aux rapports entre les deux pays voisins. Il paraît aujourd’hui que le gouvernement espagnol socialiste veut jouer un rôle positif pour le règlement de la situation dans le Sahara marocain. Comme l’a souligné Mohamed Elyazghi : la position espagnole est “positive puisqu’elle n’a pas choisi la logique de la crise”. Ce qui demeure évident, c’est que l’Espagne version Zapatero est soumise à des pressions à la fois internes et externes, mais elle a choisi la voix du courage et de la justice.
Sur un autre plan, et au-delà de la coopération et les différents sujets bilatéraux, le choix de la ville de Tanger est un choix européen. Car l’objectif de toutes ces rencontres est la coopération euro-méditerranéenne pour faire front à l’élargissement de l’Europe à 25 membres et le regard rivé vers l’Est alors que le Sud méditerranéen est aussi un partenaire de taille qui frappe aux portes du Vieux continent. Ce qui reste sûr pour le moment, c’est que les changements entrepris du côté espagnol avec le gouvernement Zapatero, augurent de beaucoup de bonnes choses pour le futur des deux nations.


 

 

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