Syndicats et gouvernement reprennent contact. Résultat, un climat politique moins tendu règne au sein de la majorité. La CGEM, qui de loin regardait sans réagir, a enfin mis son grain de sel. Tendances !
uatre syndicats, ceux-là même qui avaient déclaré la grève par qui la tension est arrivée viennent d’adresser une lettre directe au Premier ministre.
Sujet : la reprise du dialogue pour calmer le jeu. Abbas El Fassi, qui avait, dans un premier temps, rencontré en aparté chaque syndicat, a tout fait pour sortir du climat de tension. Selon des sources dignes de foi, le chef de l’exécutif a favorablement répondu à une sollicitation de ses alliés pour calmer les esprits. A cet effet, il annulera les ponctions sur salaires des grévistes. En revanche, une marche syndicale programmée en contre-offensive a été annulée in extremis par ses auteurs. L’esprit de consensus a été le mieux partagé.
Début
Crise : tout a commencé par la grève décrétée par quatre syndicats, dont la FDT, dite proche de l’USFP. Le gouvernement à l’unanimité solidaire, décide un prélèvement sur salaires des grévistes.
Il n’en fallait pas moins pour que le torchon brûle entre le PI, le parti du Premier ministre, et le parti socialiste, l’USFP qui s’est manifestement prononcée contre cette décision. S’ensuit une querelle d’alliés des plus médiatisées.
De communiqués en déclarations, l’empoigne de la majorité faisait la une de la presse. Sur fond de crise latente, évidemment. Car, faut-il le rappeler, le dialogue entre gouvernement et organisations syndicales, a fini en queue de poisson.
Visiblement pris à partie, le gouvernement a décidé de passer outre accusant les syndicats de vouloir imposer les négociations salariales à l’ordre du jour. Le patronat pour sa part avait décidé de boycotter les deux précédentes réunions.
La CGEM qui avait également exprimé sa désapprobation, quant aux derniers développements concernant l’AMO, les accidents de travail et les contrôles de la CNSS, avait refusé la décision de l’extension du panier de soins pris en charge par l’AMO aux soins ambulatoires. Une position par la suite, revue dans un sens qui va de pair avec le nouveau climat, lors de la réunion, mardi du Conseil de la CNSS. Il y a fort à parier, donc, que la donne va changer de fond en comble en matière de climat social. Et la majorité compte surfer sur une éclaircie qui profite à tous. n