Questions à Anas Sefrioui* : « Nous augmentons nos prix à partir de janvier 2009 »
La Rédaction
01 Décembre 2008
La Gazette du Maroc : Ne craignez-vous pas ce qui se produit dans le secteur de l’immobilier aujourd’hui à l’international?
Anas Sefrioui : Absolument pas. Je n’ai aucune crainte d’autant que les contextes sont différents. En Espagne par exemple, il existe près d’un million de logements qui ont du mal à être vendus. Au Maroc, c’est le contraire. Nous avons un déficit qui s’élève aux environs d’un million de logements. Il n’y a donc pas lieu de comparer l’incomparable. Ajoutez à cela le fait que notre secteur présente l’un des taux d’impayés des crédits les plus bas. Nous sommes donc confiants en l’avenir, nous avons, aujourd’hui, signé des compromis de vente de logements qui devront être livrés d’ici à 2010.
Cette crise pourrait pousser des promoteurs étrangers à venir investir plutôt au Maroc. Quel risque cela pose-t-il ?
Beaucoup d’investisseurs étrangers sont en effet attirés par le Maroc car il présente beaucoup d’opportunités. Compte tenu de la forte demande en logements, ils sont les bienvenus. Il y a de la place pour tout le monde. Dans notre business, nous nous reposons en effet sur le logement économique, mais aussi sur le moyen standing, sur le luxe et sur les maisons principales. Sur ce dernier segment, les besoins exprimés sont importants. Nous avons développé par exemple un projet à Bouskoura. C’est un projet qui marche bien. Concernant le haut standing, il faut savoir qu’il ne représente chez nous qu’une faible part dans l’ensemble de notre business, soit environ 7%.
Est-il question, pour booster le luxe, que vous révisiez vos prix à la baisse ?
Nous ne sommes pas dans cette optique. Et il faut savoir une chose : celui qui n’achète pas aujourd’hui ne pourrait que payer plus cher son logement à l’avenir. Certains promoteurs ont d’ailleurs déjà commencé à élever leurs prix de 5% à 10%. En ce qui nous concerne, dès le début de l’année prochaine, nous projetons d’augmenter les prix des logements de certains projets de maisons principales. Cette hausse pourrait se faire ressentir dès le mois de janvier prochain.