Deux indices intervenus presque au même moment, laissent croire que le Liban est déjà rentré dans une sérieuse zone de turbulence qui ouvre les portes à toutes les éventualités. D’abord, avec la France, qui a décidé de fermer deux centres de Culture dans les deux villes de Saïda (Sud-Liban) et Tripoli ( au Nord). Ensuite, par les consignes données par le gouvernement Saoudien à ses ressortissants, de ne plus aller au Liban durant cette période. Bien que les deux Etats concernés aient tenté de minimiser leurs actions, une source proche du Premier ministre libanais, Fouad Sanioura, a indiqué que ces derniers ont des informations concernant, d’une part, le déclenchement prochain de la guerre civile dans le pays du Cèdre et de l’autre, une attaque surprise de l’armée israélienne des bases du Hezbollah situées plus particulièrement au Sud du pays. C’est ce qui explique, selon les observateurs, la tournée actuelle du chef du gouvernement libanais aussi bien au Moyen-Orient qu’en Europe. Ce dernier, qui a rencontré, son homologue britannique, Gordon Brown, a demandé l’aide de Londres pour dissuader les responsables israéliens contre toute attaque de son pays.