Le chef de l’Etat libyen n’a pas trop attendu, pour faire savoir que son pays refusait l’installation des bases américaines sur son territoire, ainsi qu’en Afrique. Le Guide n’a affiché cette position, qu’après qu’Alger ait décliné la proposition proposée d’une délégation du Pentagone, portant sur la création d’Africa Command ou Africom. Cependant, les chargés de ce dossier en Libye, ont laissé entendre qu’une telle décision n’aurait pas pu être prise si l’Algérie n’avait pas refusé cette initiative. Ces mêmes personnes ont affirmé qu’ils avaient des doutes jusqu’à la dernière minute qui avait précédé le retour de la délégation américaine chez eux, parce qu’une partie de l’armée algérienne n’était pas contre, de peur que le Maroc profite de cette situation, pour montrer qu’il est le principal allié fiable des Etats-Unis dans la région. Les Libyens ont fait savoir aux Américains qu’il était prématuré de prendre un tel engagement et qu’il faudrait plus de temps pour convaincre les partenaires africains d’autant qu’une telle opération pourrait encourager les Russes, les Chinois et les Français à réfléchir de la même manière.