Le rapport publié, lundi dernier, par l’Office national de la drogue, n’a pas été du tout apprécié par les hautes sphères du pouvoir algérien. On apprend que le directeur de cet établissement, Abdelmalek Sayah, a été convoqué par un proche collaborateur du président de la République, pour lui poser la question sur ses sources et si quelques contestataires du chef de l’Etat, l’ont poussé à aller aussi loin, en tirant la sonnette d’alarme. Parallèlement, le gouvernement aurait ordonné de mener discrètement une enquête à ce sujet, afin de savoir s’il ne s’agissait pas , par hasard, d’un quelconque complot. Les autorités algériennes étaient en colère lorsqu’ils ont vu le titre du rapport, disant que «L’Algérie devient (presque) un pays producteur». Surtout que ces dernières poussaient les médias proches à placer le Maroc dans la ligne de mire, concernant la production et la commercialisation de la drogue en Europe et en Algérie, afin de monter la population contre le voisin. Par ailleurs, on apprend aussi que le responsable de la chaîne de radio algérienne, qui a invité Sayah pour l’émission Fil Wadjiha, a été lui aussi interpellé et sermoné, pour avoir entaché l’image du pays.