La série des rencontres bipartites entre le gouvernement et les syndicats, dans le cadre du second round du dialogue social, a pris fin mercredi 9 avril après qu’Abbas El Fassi ait reçu les dirigeants de la centrale UNTM dans la foulée des réunions successives entamées en début de semaine avec l’UMT, la CDT, l’UGTM et la FDT. Globalement, concordent les témoignages, les négociations se sont déroulées dans un climat empreint de sérénité dans les échanges, de transparence et de franchise dans l’évocation des difficultés de conjoncture, notamment les questions liées à l’inflation conjoncturelle provoquée par le surenchérissement brutal des cours du brut et la hausse de certains produits et matières sensibles sur les marchés extérieurs, contexte face auquel le Premier ministre a réaffirmé la détermination de son gouvernement à protéger le pouvoir d’achat des citoyens en maintenant les subventions publiques à travers la Caisse de compensation. Au chapitre des mesures concrètes d’amélioration des conditions sociales, Abbas El Fassi a présenté l’offre du gouvernement sous forme de « package » incluant une augmentation des allocations familiales, une diminution de l’imposition sur les revenus (une revalorisation générale des revenus dans la Fonction publique ?) et l’augmentation du SMIG dans les secteurs public et privé. Les négociations se poursuivent, dès lundi prochain avec la CGEM avant de finaliser le processus dans une logique de rencontres tripartites, regroupant les pouvoirs publics, le patronat et les partenaires sociaux. Le leader istiqlalien a, également, assuré de la volonté de l’Etat, de conduire à bon port les réformes juridiques et institutionnelles liées au monde du travail, notamment le code du travail, et d’accompagner les mesures sociales déjà mises en œuvre au titre de l’AMO et de la refonte des régimes de retraite. Enfin, tous les partenaires ont salué cette nouvelle approche participative d’un dialogue social qui s’inscrit dans la durée et qui ne saurait se limiter à un effet d’annonce, à l’occasion du 1er mai. Autrement dit, Abbas El Fassi a réussi la première épreuve de remettre le dialogue social sur la bonne voie.