N°634 - 24 Juillet 2009
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N°634 - 24 Juillet 2009
 



 

 




21 managers au top

Gazette du Maroc
05 Janvier 2004

Khalid Oudghiri
Banque commerciale du Maroc & wafabank
Activité : banque et assurance
BCM/Produit net bancaire 2002 : 2,51 milliards DH
Effectif : 2.300
Wafabank/Produit net bancaire 2002 : 1,68 milliard DH
Effectif : 2.002

Le milieu financier s’attendait à une opération d’envergure dans le secteur bancaire. L’idée turlupinait les esprits, Khalid Oudghiri l’a concrétisée. Faire émerger le premier groupe financier du pays en quelques mois n’est pas un exercice facile. Mais venant de ce manager de 45 ans cela n’étonne guère ses collaborateurs actuels à la BCM, ni ceux d’il y a deux ans à la BMCI.
"L’homme est réactif, créatif et sait prendre les meilleures décisions en très peu de temps". Ce témoignage est celui d’une personne qui a travaillé à ses côtés à la Banque marocaine pour le commerce et l’industrie. "Il est capable de monter un projet très vite, en un temps record et de le mettre en œuvre". Tant pis pour ceux qui ne savent pas suivre ? Non ce n’est pas le raisonnement que tiendrait Khalid Oudghiri, fait remarquer un autre de ses collaborateurs. "En fin manager, Khalid Oudghiri sait motiver et surtout sait fédérer autour des projets". Il n’est donc pas besoin de se faire de soucis quant à la réussite de l’opération de fusion BCM-Wafabank actuellement en cours. "Il saura mobiliser ses troupes", confirme cet ex-collaborateur à la BMCI.
Mais qui est donc cet homme qui a fait l’actualité économique de la fin novembre et qui a surtout osé ? C’est aujourd’hui un jeune manager de 45 ans, discret mais alerte, sympathique et sérieux à la fois. Son calme et sa sérénité sont confirmés par tous ceux qui l’approchent. Mais c’est surtout un fin stratège. Il a fait ses premières armes dans l’industrie et se retrouve aujourd’hui au sommet du plus grand groupe financier privé du pays. Rien ne le prédestinait à ce parcours impressionnant. C’est du moins ce qu’on est tenté de dire quand on ne le connaît pas assez. Mais en suivant de près sa carrière, on sent en lui un homme capable de relever les plus grands défis.
Khalid Oudghiri est entré dans le secteur bancaire par la BMCI, alors qu’il venait de faire l’expérience de l’industrie et de la banque d’affaires. Son long passage au sein de cette banque, filiale d’un grand groupe français à savoir PNB Paribas, sera déterminant pour sa carrière. Il reconnaît lui-même qu’il a beaucoup appris de cette institution. On est en 1992 et le secteur financier marocain est en pleine restructuration, tout comme la BMCI d’ailleurs. Au moment où l’environnement des affaires s’apprêtait à recevoir la nouvelle loi bancaire et la réforme de la Bourse des valeurs de 1993, la BMCI, elle, était en mutation. Après cette première phase de restructuration, Khalid Oudghiri sera encore là pour accompagner le développement de la banque. Ensuite est intervenue la fusion avec ABN Amro Maroc, en 2001.
Son poste de Directeur général adjoint, aux côtés de Mustapha Faris qui occupait la présidence, lui permettra de jouer un rôle déterminant dans l’ensemble de ces étapes. Certes, de telles tâches ne peuvent jamais être faciles, mais Oudghiri reconnaît que dans sa carrière, ce sont des étapes fondamentales.
En tout cas, la maison mère de la BMCI, BNP Paribas n’avait plus besoin de preuve supplémentaire de sa compétence. Khalid Oudghiri sera en effet nommé le 15 mai 2002, à la tête de la région Moyen Orient du groupe français, après avoir passé dix ans à la BMCI. La promotion ne manquait pas de valeur et peu de dirigeants auraient refusé un tel niveau de responsabilité. Mais, il affirmera plus tard avoir été attristé de ne pouvoir participer de manière directe à relever les défis auxquels le Maroc faisait face.
C’est comme si les actionnaires de la BCM, à savoir l’ONA et ses partenaires, l’avaient entendu. Dès octobre 2002, cinq mois plus tard, il lui sera notifié officiellement sa nomination à la tête de la BCM.
Dès qu’il entre à la BCM il s’attaque à l’assainissement des comptes, en conformité avec les nouvelles règles prudentielles de Bank Al Maghrib. Le résultat comptable de la banque baisse alors, au prix d’un renforcement des capacités financières cette institution. Il travaille en silence à faire de la BCM la première banque du pays. Et quand on entendra parler de lui, c’est pour surprendre une nouvelle fois. La fusion entre la BCM et la Wafabank est annoncée. En effet, la BCM venait d’acheter les parts de la famille Kettani dans le groupe OGM actionnaire majoritaire de Wafabank et Wafa Assurance. Il construit, le premier groupe bancaire qui détient près de 30% de parts de marché (dépôts ou crédit). Par la même occasion, il offre à l’ONA son actionnaire de référence, l’opportunité d’avoir le premier pôle assurance du pays.
Cet homme qui fait partie des membres fondateurs de l’Association Maroc 2020 est cependant un apolitique. Mais à l’entendre parler, on sait qu’il se sent investi d’une mission tout aussi importante que de développer l’économie marocaine.

Hicham Senoussi Maroc Soir
Activité : groupe de presse
CA : N.C
Effectif : N.C

Le 15 octobre 2001, Hicham Senoussi a été nommé à la tête du groupe de presse Maroc Soir, éditeur du quotidien le Matin du Sahara, As Sahara Al Maghribiya (en langue arabe) et la Manana (en langue espagnole). Cet ancien DG de Canal+ Horizons au Maroc n'est pas un inconnu. Il a été pendant longtemps l'un des proches collaborateurs d'André Azoulay, Conseiller du Souverain. Hicham Senoussi est un professionnel de la communication ayant derrière lui une longue et riche expérience dans le domaine que ce soit au Maroc ou à l'étranger. Mais de là à devenir patron d'une institution de presse, c'est une autre carrière qui se profile pour ce manager.
L'arrivée de Hicham Senoussi à la tête de Maroc Soir marque un tournant décisif dans la vie de cette entreprise réputée pour sa ligne éditoriale quasi-officielle. Les signes de changement ont été manifestes lorsque Driss Jettou, qui n'était pas encore à l'époque Premier ministre, a été appelé pour mener une mission d'audit. C'est le début d'une nouvelle ère.
Redresser la situation du groupe et donner un coup de lifting à ses différentes publications, tels sont les mots d'ordre du cahier des charges de Hicham Senoussi. La mission n'est pas de tout repos. Le moindre chamboulement au sein de cette entreprise ne se fait pas sans vagues. Malgré la difficulté de l'exercice, il a pu poser petit à petit ses marques. Le manager a su imposer sa vision par le dialogue. La reprise du groupe par Finances.com l'a beaucoup aidé dans ce sens, étant appuyé pour mener à bien sa politique.
Sa première action a concerné les ressources humaines. Un plan de départ volontaire a été initié compte tenu de l'effectif pléthorique du groupe, ainsi qu'une vaste opération de redéploiement au niveau de l'organigramme rédactionnel a été engagée.
Côté réalisation, on peut citer également le lifting de la maquette du quotidien du Matin du Sahara sans oublier le lancement d'un hebdomadaire anglophone, "Morocco Times". Le programme de modernisation du groupe n'est qu'à ses débuts. D'autres réformes sont en cours. Il s'agit d'asseoir un groupe de presse moderne ouvert à toutes les sensibilités de la société.
Agé de 49 ans, le DG de Maroc Soir est natif de Kénitra. Il a effectué l'essentiel de ses études à Paris, primaire et secondaire compris. En 1975, il décroche son diplôme, option économie et finances, à l'Institut des études politiques. La même année, il rejoint Royal Air Maroc. Il a assumé plusieurs fonctions au sein de la compagnie ce qui lui a permis de s'installer dans plusieurs capitales mondiales.
Au sein de RAM, il a occupé le poste d'auditeur dans un premier temps. Destination Rio de Janeiro dans un second temps pour prendre en charge le bureau de représentation de la compagnie en Amérique du Sud. Deux années après, il est sollicité pour assumer la même fonction. Il occupe ce poste basé à New York jusqu'en 1985. Il met le cap sur Casablanca pour coiffer la direction de la communication de RAM.
En 1992, Hicham Senoussi quitte la compagnie nationale pour promouvoir l'image du Maroc à l'Expo universelle de Séville. Une année plus tard, il est nommé chargé de mission au Cabinet Royal.
En 1998, il est sollicité par Serge Adda, Président de Canal+Horizons pour prendre en charge sa filiale au Maroc. La chaîne a été obligée de mettre la clé sous le paillasson à cause du piratage. "C'est la fin d'un rêve", avait confié Hicham Senoussi au lendemain de la fermeture de la filiale.

Mazen Sowan
Siemens Maroc
Activité : énergie et infrastructures de l'industrie, des télécoms et des transports
CA 2002 : 700 millions DH
Effectif : 300

Mazen Sowan, PDG de Siemens Maroc est un homme au parcours étonnant. Arrivé au Maroc il y a près de 30 ans, cet homme d’origine libanaise et de culture allemande s’est très rapidement adapté à la culture marocaine au point de faire du Maroc son pays d’adoption. Marié et père de deux enfants, Mazen Sowan est aussi un père de famille comblé.
Mazen Sowan est considéré dans le milieu des affaires marocain comme un grand visionnaire. Sa stratégie repose sur l’accompagnement du développement du Maroc qui ne peut s’effectuer qu’avec la mise en place d’une infrastructure importante donnant au Maroc des avantages concurrentiels et le rendant attractif pour les investisseurs étrangers. C’est dans cette optique que Mazen Sowan a œuvré en s’appuyant sur les cadres de Siemens Maroc pour que des projets de grande envergure soient réalisés par l’entreprise à l’exemple de la mise en place des réseaux mobiles de Maroc Telecom et de Méditelecom ou encore le contrat de construction de la centrale électrique de Tahaddart au nord du Maroc, pour ne citer que quelques exemples de réalisations effectuées ces dernières années.
Grâce à cette vision, Siemens est devenue au Maroc une entreprise qui agit dans pratiquement tous les domaines des télécommunications, de l’énergie, de l’industrie, du transport et de l'équipement médical. Siemens est devenu un partenaire de la plupart des grandes entreprises, offices et administrations du royaume qui sont désormais équipés avec la technologie la plus récente.
Les prévisions pour l'année 2003 laissent encore envisager une croissance du chiffre d'affaires. Cette tendance enregistrée par Siemens S.A et l'intérêt qu'y porte la firme, témoigne du potentiel que recèle le royaume dans les secteurs des infrastructures, de l'industrie, des télécommunications et des transports, domaines où elle est spécialisée.
Soucieux de bien connaître l’environnement socio-économique et culturel du Maroc, Mazen Sowan a accepté, il y a deux années, de devenir président de la chambre de commerce et d’industrie allemande au Maroc.
Demandez à Mazen Sowan ce qu’il pense de l’avenir de Siemens, il vous répondra que c’est peut-être l’entreprise avec la gamme de produits et services la plus complète du monde. Le secret de la réussite de l’entreprise réside dans le transfert de technologie que
M. Sowan ne cesse d’encourager puisque continuellement des cadres marocains séjournent plusieurs mois en Allemagne pour travailler aux côtés de leurs collègues à la maison-mère. L’expérience acquise leur permet de prendre en charge des projets de grande envergure comme par exemple les projets d’infrastructure de télécommunication qui sont pratiquement à 100% gérés par des équipes d’ingénieurs et de techniciens marocains.
Le secret du succès de Mazen Sowan est certainement sa grande adaptation et sa grande connaissance du tissu socio-économique marocain. Avec sa vision de partenariat avec les clients de Siemens, la société a acquis une assise au Maroc que peu de multinationales ont réussi à réaliser.

Ki Ju Song
LG Maroc
Activité : GSM, électronique, électroménager, climatisation
CA 2003 : 570 millions DH
Résultat net :8,6 millions DH
Effectif : 65

"Conceptuel et doté d’une grande intelligence, il sait prendre les grandes décisions au bon moment. Ces traits de caractère de notre directeur général sont à l’origine du succès que connaît LG Maroc en trois ans seulement d’existence", ainsi parle de lui Mohamed Kilito, le responsable marketing de la représentation commerciale de LG au Maroc. Dès son arrivée dans la capitale économique du royaume en 2000, cet originaire de la Corée du Sud n’a pas fait dans les détails pour asseoir la stratégie commerciale de son entreprise. Cela s’explique aisément par le nombre des concurrents redoutables qui se partagent le marché local dans lequel LG se positionne.
Le résultat d’une étude réalisée par l’institut de sondage américain Gallup au mois de mai 2003 pour le compte de LG Morocco réconforte cette évolution stratégique. Il en ressort que la notoriété des produits de la marque auprès des consommateurs est en continuelle progression. Connus seulement de 2,7 % de Marocains en 2000, l’année de son implantation, ses produits le sont en 2003 à plus de 34%.
Une gageure en si peu de temps. L’importance de cette audience est due en partie à des campagnes de publicité soutenues tout au long de l’année. Pour s’en convaincre, entre l’année écoulée et 2003, la progression de la notoriété de la signature LG est de 10 %. Avec un tel rythme, on comprend alors mieux pourquoi LG Electronics a pu ravir au
numéro 1 des produits bruns qu’était Sony en 1999 au Maroc.
"Notre succès est le fruit d’un grand travail marketing minutieux où la marque est associée aux grands événements qu’elle initie, crée et organise afin de la différencier de la concurrence. C’est également une assistance au réseau de distribution auquel une formation et une motivation particulière sont accordées", ajoute K J Song. D’ailleurs, c’est
cette capacité d’anticiper les événements qui a amené la maison mère à élire K.J.Song pour représenter sa marque au Maroc. L’homme dispose indéniablement des atouts requis pour avoir mené d’abord ce genre de missions avec beaucoup de succès à Dubaï. Grâce à un plan marketing audacieux, il a fait exploser les ventes de sa firme aux Emirats Arabes Unis. Mais pour bien comprendre le parcours de ce quadra, il faudra connaître son engagement contre l’adversité. Né en 1964 dans une famille aux revenus modestes, il a dû batailler ferme pour réussir dans un système éducatif qui n’était pas fait pour tout le monde. À l’image du protecteur américain ou du voisin japonais, le système d’enseignement sud-coréen est privé. C’est dans ces conditions difficiles que le jeune Song a fait ses études primaires et secondaires dans son village avant d’opter pour des études supérieures à l’université de Séoul. Inscrit en management, discipline réservée à quelques enfants de privilégiés, il consacra son temps libre à dispenser des cours de rattrapage à quelques élèves issus des milieux aisés. Le fruit de cette action lui permettra de financer ses études universitaires. Dans les normes, il décrocha avec brio un MBA dans la gestion des ressources humaines. Avec, comme unique recommandation son mérite et un diplôme de business management en poche, il parvient à se frayer un chemin dans le monde de l’entreprise. Un défi en 1989, période durant laquelle le taux de chômage en Corée du Sud atteignait les 20 % de la population active. L’explication à cette percée réside dans la capacité et la volonté du jeune homme, âgé de 25 ans alors, à vouloir mettre en pratique ses compétences. C’est à GoldStar, entreprise sud-coréenne spécialisée dans la fabrication des produits électroniques de moyenne gamme, que K.J.Song a fait ses premiers pas dans l’entreprise. Mais cette dernière finira par fusionner avec Lucky, une autre firme de même nationalité que la précédente évoluant dans la chimie, parachimie et pétrochimie, pour donner naissance à LG Electronics en 1995. C’est au département des ressources humaines de cette nouvelle entité que KJ Song s’est illustré par son sens de rigueur. Sa remarquable manière de concevoir l’entreprise conjuguée à son sens inné du travail et sa disponibilité l’ont vite fait remarquer par ses supérieurs. Le résultat de cette appréciation l’a propulsé au département "Stratégie Planning" où la principale mission dont il avait la responsabilité était l’innovation.

Marc Thepot
Accor Maroc

Activité : hôtellerie
CA 2002 : 461 millions DH
Effectif : 1.650

Gérard Pelisson, co-fondateur du groupe Accor, ne s'était certainement pas trompé sur son homme dans sa volonté de lui confier la direction d'Accor Maroc. Lui, père fondateur de la filiale marocaine du groupe, qui tenait vaille que vaille à faire aboutir deux grands chantiers dans le royaume et avait alors porté son choix sur Marc Thépot, actuel directeur général du groupe Accor.
L'objectif affiché d'Accor était de donner une place de choix au Maroc dans sa stratégie de développement. Et cela devait passer, selon lui, par le déblocage du projet de Casa City Center qui traîne depuis six ans et également par le décollage de Sofitel Marrakech. Certains observateurs du secteur touristique n'hésitaient pas, à l'époque, à faire le rapprochement de ce dernier volet avec la perte du Mansour Eddahabi de Marrakech par le groupe touristique français. À leurs yeux, ce dernier chercherait d'une certaine manière à panser les plaies liées à cette perte. "Quand on m'avait demandé de venir au Maroc, deux objectifs m'étaient assignés : d'abord assurer l'ouverture et le décollage du Sofitel Marrakech et deuxièmement assurer enfin le démarrage du projet Casa City Center", reconnaît Marc Thépot.
Pourquoi lui et pas quelqu'un d'autre ? Beaucoup de points ont certainement milité en sa faveur, eu égard à la volonté d'Accor de se développer au Maroc à travers ses nombreuses enseignes. Pourtant, Marc Thépot, acculé, consent tout de même à répondre à la question: "Gérard Pelisson a souhaité en 2001 que je vienne au Maroc pour prendre la direction d'Accor sachant que j'avais fait la preuve d'avoir dirigé déjà toutes les enseignes du groupe, de Ibis (hôtellerie économique) jusqu'à Sofitel (hôtellerie de luxe)".
Pourtant à regarder de près dans la carrière de celui qui n'avait pas suivi de formation hôtelière, il devient évident de penser qu'elle est irréprochable.
A 52 ans et issue d'une famille nombreuse (7 frères et sœurs), Marc Thépot a fréquenté les bancs de Sup' de Co de Marseille d'où il est sorti major de sa promotion en 1974. Le jeune Marc ne va pas s'arrêter là puisqu'il se lancera d'emblée dans la préparation d'un diplôme d'expertise comptable qu'il terminera en une année. Son premier boulot, il le décrochera en 1976 comme professeur de comptabilité et de finances. Parallèlement, il termine à Montpellier la préparation d'un doctorat en économie en 1976. "A l'époque, mon épouse n'avait pas terminé ses études et j'ai dû travailler pour les financer", se rappelle celui qui est plutôt un universitaire.
Marc Thépot reviendra à Sup' de Co, cette fois-ci pour enseigner les sciences comptables et les finances jusqu'en 1978, année au cours de laquelle il fait son entrée dans la célèbre société de services informatiques GSI (Générale de services informatiques). Il y passera 10 ans, d'abord comme directeur de clientèle jusqu'en 1981 puis directeur général de la Filiale GSI-Finance à partir de 1983. De 1989 à 1990, il entre à CIL-UNCIL, un groupe immobilier qui gérait un patrimoine immobilier et des agences bancaires où il était patron d'un réseau d'agences et du crédit immobilier.
Quid du virage professionnel spectaculaire, de l'enseignement, du service informatique puis du patrimoine immobilier au tourisme ?
Le groupe Accor cherchait à recruter des directeurs régionaux qui ne soient pas issus de l'hôtellerie. Marc Thépot qui n'était pas du sérail hôtelier saisit l'opportunité et fait son entrée dans le groupe en fin 1989. Ainsi, jusqu'en 1997, il dirige à partir de Marseille, la chaîne Ibis pour toute la région Sud-Est de la France avant de prendre la direction pour la région Provence-Côte d'Azur de Novotel, Sofitel et Mercure. A cette époque, Marc Thépot, côtoyait beaucoup les deux présidents fondateurs du groupe, surtout Gérard Pelisson qui n'hésite pas à chaque fois que l'occasion se présente de lui demander à plusieurs reprises de partir pour le Maroc. "Mon premier contact avec le Maroc, c'était en novembre 2001 où je suis venu avec Gérard Pelisson et on a rencontré le Prince Moulay Rachid à Marrakech. Je n'étais pas encore nommé. Je suis revenu fin 2001 et j'ai commencé le 1er janvier 2002 à Accor Maroc", se souvient-il.
Arrivé dans un premier temps pour être directeur des opérations puisqu'il y avait une direction bicéphale au niveau de la filiale marocaine du groupe (M. Chraibi était le patron du développement), Marc Thépot cumulera à partir de mai 2002, pour des raisons d'évolution de l'organisation, ces deux fonctions pour devenir le directeur général.
Depuis, le patron d'Accor Maroc s'est beaucoup rapproché des Marocains et des partenaires locaux. Il a mis Accor main dans la main avec notamment les actionnaires, les propriétaires des hôtels dont Accor assure le management (El Jadida et Marina Smir) ainsi que de tous les T.O et agents réceptifs du royaume qui travaillaient peu avec la filiale marocaine du groupe. Jamais également la collaboration n'a été aussi forte avec l'ONMT au cours des salons à l'étranger, RAM avec les opérations conjointes et Regional Airlines pour un partenariat sur Essaouira. "C'est ma conception du tourisme : on ne peut pas le développer si on n'est pas avec les autres même si on s'appelle Accor", se plait-il à signaler.
Aujourd'hui, Marc Thépot peut être fier : les deux objectifs qui lui ont été assignés lors de sa venue au Maroc ont été largement atteints. Gérard Pelisson pourra venir poser la première pierre de Casa City Center en marge des prochaines assises du tourisme à Casablanca, le 13 févier 2004 . Pendant ce temps, Sofitel Marrakech qui a ouvert ses portes en 2002, continuera à accueillir sa clientèle haut de gamme.
Marc Thépot est déjà sur un autre chantier : développer un patrimoine hôtelier en propriété et poursuivre l'offensive qu'il a initiée pour l'élargissement du réseau des Ibis. Depuis qu'il est là, il a ouvert 3 hôtels sous cette enseigne (Meknès, Tanger et Tétouan) et s'apprête à en ouvrir 2 nouveaux en 2004 (El Jadida et Essaouira). "Il nous faut absolument 20 Ibis en 2007". Son optimisme ne surprend pas ceux qui le côtoient chaque jour. "Marc est un très bon gestionnaire, un grand meneur d'hommes. Il a confiance et il le rend bien", confie Rachid Bennouna, directeur financier d'Accor Maroc.
De mère juge et de père avocat, sa quête des choses justes et sa tendance à aller dans le sens des autres se comprennent aisément aujourd'hui à travers cette filiation.
Père de 4 enfants et grand-père à deux reprises, Marc Thépot est certainement très conseillé par sa fille aînée qui est journaliste, tellement cet ancien professeur est à l'aise dans la communication. Ce talent, il n'a pas hésité à le mettre au service du Maroc au lendemain des attentats terroristes du 16 mai 2003. Il a mené une opération conjointe avec le département marocain du tourisme auprès des grands opérateurs touristiques français pour leur faire comprendre que la situation a été maîtrisée et que le royaume reste une destination sûre et très prisée.

Mohamed Wakrim
Barid Al Maghrib

Activité : courrier, messagerie et produits financiers
CA 2002 : 1,12 milliard DH
Effectif : 8.700

A chaque étape de croissance, il faut s'adapter. Ces propos sont le leitmotiv de Mohamed Wakrim, Directeur général de Barid Al Maghrib (BAM). Depuis sa nomination à la tête de cet établissement public, créé en 1998 suite à l'entrée en vigueur de la loi 24-96 et la séparation des secteurs Poste et Télécommunications, cet ingénieur télécoms, que ses collaborateurs jugent volontiers comme affable, visionnaire et homme de communication, ne cesse de multiplier les initiatives pour faire de la Poste marocaine une entreprise moderne. Entre1998 et 2002, il a porté le chiffre d'affaires de l'établissement public de 810 millions à 1,12 milliard DH. Un résultat rendu possible grâce à des partenariats stratégiques noués aux niveaux local et étranger. Partant, la gamme de produits et services de BAM a été considérablement accrue. Aux métiers traditionnels tels que la collecte de l'épargne à travers la Caisse d'épargne nationale; l'émission de mandats-poste (national et international), de timbres-poste et affranchissements; le courrier national et international et la gestion du service des comptes courants des chèques postaux, nombre de nouveautés se sont en effet ajoutées. Depuis 1998, Western Union effectue ses transferts d'argent à travers le réseau de BAM fort de 1.595 points de contacts et sans doute le plus important au Maroc. La compagnie d'assurance Al Wataniya s'appuie également sur ce même réseau pour vendre ses produits d'assurance retraite Kenz, Ajian et Al Moustaqbal. Avec Chronopost International, BAM a effectué une entrée fulgurante dans le secteur de la messagerie. Lancé le 9 septembre 2002, Al Amana a connu un succès tel qu'il a complètement changé les repères du management de BAM. Bien entendu, Mohamed Wakrim en a pris conscience. Actuellement, il cherche à réhabiliter l'image de la Poste marocaine aujourd'hui reléguée au second plan. En 2003 encore, le Directeur de BAM a poursuivi l'élan de modernisation. L'année en cours a été notamment mise à profit pour parachever et lancer de grands chantiers qui lui tenaient à coeur. Au niveau interne, Mohamed Wakrim a fini de réaménager l'organigramme de l'entreprise désormais bâtie sur une approche transversale et métiers. Que ce soit pour le courrier ou pour la messagerie, les marchés sont maintenant différenciés en fonction de leur dynamisme et de leur taille. Les directions régionales naguère "étouffées" par une politique trop centralisée ont maintenant une plus grande autonomie. Depuis septembre dernier, elles chapeautent elles-mêmes leurs propres activités commerciales et sont liées au siège par un contrat de gestion.
Au niveau externe, que de chantiers ! A l'aéroport Mohammed V de Casablanca, Mohamed Wakrim a lancé la construction d'un grand centre de tri. Le projet, qui doit démarrer début 2004, cible exclusivement les entreprises. Il est destiné à booster l'activité courrier hybride de BAM qui combine le traitement électronique des données à la livraison physique des documents. Le principe consiste à assurer le routage électronique du courrier. C'est-à dire qu'à partir du Centre, le courrier reçu est électroniquement acheminé vers le centre d'édition le plus proche de l'adresse du client avant d'être édité, mis sous pli et distribué physiquement.
Autre projet, le Directeur général de BAM a également mis en place une infrastructure moderne de rapprochement avec la clientèle. L'entreprise a désormais son centre d'appels.
Mohamed Wakrim a par ailleurs pensé à ses clients détenteurs de comptes courants de chèques postaux. Ils seront très prochainement connectés au GAB et n'auront plus à envier ceux des banques commerciales. D'ores et déjà, 50 guichets sont ouverts et 150.000 cartes distribuées. D'ici 2005, ces chiffres seront respectivement portés à 200.000 et 450.000.


 

 

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