Fondation Al Karama : Le micro-crédit à "l'Orientale"
A.N
28 Mai 2007
La fondation Al Karama de microcrédit organise le 9 juin 2007, la première rencontre sur l’Oriental à Rabat sous le thème: «L’ouverture de l’associatif et le développement socio-économique : cas de la région de l’Oriental».
Il s’agit, comme l’a bien expliqué Abdelmajid Al Gasmi, président de la Fondation Al Karama à Oujda, de faire « venir la région de l’Oriental vers l’axe Casablanca-Rabat ». Un acte qui prend tout son sens pour sensibiliser l’opinion publique au travail associatif et social réalisé dans la région, et surtout « trouver le moyen de réunir toutes les potentialités pour promouvoir l’Oriental». C’est dans ce sens que la Fondation Al Karama et Planet Finances coordonnent leurs efforts, pour faire de la rencontre du 9 juin à Rabat, une réelle plate-forme de débat, pour mettre en place une dynamique de travail commune, qui fera du travail associatif dans l’Oriental un exemple et un vivier pour d’autres zones du pays. Et de fait, la Fondation Al Karama est un cas à part qui atteste de la réussite d’un travail de terrain qui, en moins de 10 ans, a fait un chemin des plus respectables.
170 millions dhs
et 45 000 porteurs
de projets
C’est une ambition très réalisable. Les chiffres du parcours très récent de la fondation Al Karama en témoignent. Créée en 1999, la Fondation a atteint aujourd’hui un niveau de réalisations qui en ferait pâlir tant d’autres. Partant d’un budget de 100 000 dhs, une seule antenne à Tendrara, la bourgade qui a donné naissance à la fondation et un seul agent sur le terrain, elle est aujourd’hui, en 2007, riche de 20 millions de dhs avec 10 000 porteurs de projets, 30 représentants et 70 emplois directs. Que de chemin parcouru en huit ans avec pour perspectives en 2010 : 170 millions de dhs, un travail étendu à des régions comme Casablanca, Rabat, Al Hoceima, Errachidia… 45 000 porteurs de projets avec 70 représentants implantés partout pour un total de pas moins de 200 emplois directs. Voilà, donc un petit bilan qui part de Tendrara, à la frontière maroco-algérienne, à la porte de Figuig pour arriver à Rabat, afin d’y tenir cette conférence sur l’associatif et son rôle dans le développement humain. Le but initial d’accompagner des femmes porteuses de projets a atteint des proportions telles, qu’aujourd’hui, des hommes bénéficient du programme de microcrédit d’Al Karama à hauteur de 20%, alors que 80% des projets restent l’apanage des femmes. Et depuis la création, ce sont 50 000 porteurs de projets qui ont été servis par la fondation depuis sa création en 1999. Ce qui assure une « grande approbation sociale dans la région » comme le souligne Abdelmajid Al Gasmi, président de la Fondation Al Karama. Et toutes ces réalisations aboutissent à une série de recommandations, qui seront aussi l’objet des débats à Rabat, le 9 juin prochain : instaurer une caisse régionale de la solidarité sociale, créer Dar Achark pour exposer l’Oriental dans l’axe Rabat-Casa, avec une grande vitrine de la culture et des produits du terroir, créer une plate-forme internationale pour l’Oriental pour rassembler les acteurs locaux et les compétences de la région opérant à Rabat et à Casablanca et aussi à l’étranger, pour mettre en place une structure qui servira le développement de l’Oriental et enfin réfléchir à une opération de mise à niveau du secteur associatif.